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Objets "Coup de coeur"

Par Collignon Geoffrey Dernière modification 14/06/2022 11:14

 

Henri-Joseph Rutxhiel (Lierneux, 1775-Paris, 1837)

Buste du général Claude Jacques Lecourbe 


Plâtre peint
1re ½ XIXe siècle

Provenant d’un milieu ardennais humble, le jeune Rutxhiel réalise déjà des objets taillés dans le bois (statuettes religieuses, bâtons de marche…).
En 1798 et 1799, il suit des cours à l’École centrale du département de l’Ourthe, avant de se rendre à Paris où il entre, en 1800, dans l’atelier du célèbre sculpteur Jean Antoine Houdon (Versailles, 1741-Paris, 1828). Il fréquente également l’École des Beaux-Arts et devient, en 1805, élève de Jacques Louis David. En 1808, il remporte le prix de Rome et rejoint dès lors la villa Médicis ; il y séjourne, semble-t-il, de mars 1809 à novembre 1810 . La même année, il réalise un portrait en pied de Napoléon Ier (musée des châteaux de Versailles et de Trianon) ; la sympathie de l’Empereur à son égard lui permet de sculpter le buste du roi de Rome, fils de Napoléon et de Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine, né le 20 mars 1811 . Il obtient le titre de Sculpteur des Enfants de France. Après la chute du Premier Empire, les commandes continuent à affluer sous la Restauration ; membres de la couronne de France, généraux, érudits, aristocrates font appel à Rutxhiel afin qu’il exécute leur portrait. En 1827, ce dernier met un terme à sa carrière de sculpteur et se consacre désormais prioritairement à sa collection d’œuvres d’art, d’instruments et d’ouvrages scientifiques. Il possède ainsi des dessins dus aux artistes suivants : Léonard de Vinci, Véronèse, Holbein, Rubens, Rembrandt, Jacques Louis David...

Claude Jacques Lecourbe (Besançon, 1759-Belfort, 1815), général de brigade, s'illustre, entre autres, lors de la bataille de Fleurus le 26 juin 1794 , victoire française acquise, sous le commandement de Jean-Baptiste Jourdan, face aux Autrichiens et à leurs alliés. Dès juillet de cette même année, Lecourbe installe son quartier général à l'abbaye du Neufmoustier.

 


 

Englebert Fisen (Liège, 1655-Liège, 1733)

Crucifixion 


Huile sur toile
Signé en bas à droite, 1721

Marie-Madeleine, reconnaissable à son attribut le plus courant, le vase à parfums, se tient au pied de la croix, le genou droit à terre, les bras levés et les mains entrelacées.
À l’arrière-plan, l’église représentée est le Saint-Sépulcre
à Jérusalem dont la rotonde accueille le tombeau du Christ.
Le cadre, d’origine, offre une sculpture rocaille de qualité
remarquable ; la croix pattée visible en haut dudit cadre
est celle de l’ordre des croisiers, fondé à Huy en 1211 par
Théodore de Celles, chanoine de la cathédrale Saint-Lambert à Liège.
Le tableau a été peint pour le couvent hutois, le fils du peintre, Lambert, y ayant été reçu en 1717 (par la suite, il deviendra général de l’ordre).

Englebert Fisen, élève du peintre liégeois Bertholet Flémal
(Liège, 1614-Liège, 1675), arrive, semble-t-il, à Rome
en 1674. Après avoir perfectionné son art dans l’atelier de
Carlo Maratta (Camerano, 1625-Rome, 1713), il rentre
à Liège en 1679. Il s’est illustré principalement dans la
peinture religieuse et le portrait.

 

Enseigne de pèlerinage


Plomb
2de ½ XIIe siècle

Sans doute réalisée dans la région mosane, elle fut
exhumée lors de fouilles effectuées dans un terrain
situé à Huy sur la rive gauche.

Remacle est, semble-t-il, né à la fin du VIe siècle en Aquitaine. Dans sa jeunesse, il entre à l’abbaye de Luxeuil
(Haute-Saône), monastère fondé par saint Colomban, moine et prédicateur irlandais (dans le Leinster, vers 540-Bobbio, 615).
En 632, il est choisi par saint Éloi comme premier abbé
de l’abbaye que ce dernier vient de fonder à Solignac
(près de Limoges, Haute-Vienne). Aux alentours de 650,
il s’établit avec des frères dans la région de Stavelot-Malmedy. Après avoir fondé deux communautés monastiques, l’une à Stavelot et l’autre à Malmedy, il s’éteint entre 671 et 679.

Sur l’enseigne, il apparaît en train de baptiser un adulte ;
une double inscription l’identifie. Quatre petits anneaux
permettaient d’attacher l’applique à un vêtement.

 


 
Les enfants de Saint Nicolas

Cette sculpture en chêne de très belle facture est peut-être due à Jean Hans (1668-1742), élève du grand sculpteur Jean Del Cour (1631-1707). Elle représente les trois enfants qui furent ressuscités par saint Nicolas après avoir été tués par un boucher ; ils émergent du saloir dans lequel ce dernier les avait plongés pendant plusieurs années. Le dos de la pièce, plat et lisse, autorise à penser que l’oeuvre était soit suspendue, soit appartenait à un groupe sculpté ou à un retable. Vous pouvez l’admirer dans la première salle du Musée communal. Et, si « le miracle du saloir » vous passionne, deux autres représentations du même sujet sont également visibles dans la même salle. A vous de les découvrir...

 

 

 

 


 
Douilles d’obus transformées en bouillotte ou en vase de décoration

L’enlisement de la Première Guerre mondiale et la mise en place des tranchées donnent naissance à un art populaire singulier : l’artisanat de tranchée.
Pour tromper leur angoisse et leur ennui entre deux assauts, certains soldats se mettent à fabriquer, à partir de matériaux de rebut récupérés sur le champ de bataille, des objets usuels et décoratifs. Par martelage, estampage et ciselage, les douilles deviennent des vases décorés de gravures ou de reliefs représentant des motifs végétaux et floraux et portant des inscriptions patriotiques et militaires (dates et noms de batailles). Collection de l’« Héritage », à Goesnes. 

 

 

 

 

 


 
Christ dit "de Marie-Antoinette"

Christ du XVIIIe siècle sculpté dans l'ivoire, vraisemblablement de fabrication française, fixé sur une croix d'ébène et protégé dans un bel écrin vitré finement travaillé. Il ornait une chambre du château de Versailles, peut-être celle du roi Louis XVI. Il est dit " de Marie-Antoinette " car il fut emporté en 1793, sans doute comme souvenir, par le compositeur Arnold Michel Andrien (Liège, 1756-Huy, 1814), maître de chant de ladite reine. Plus tard, s'étant établi à Huy, il en aurait fait don à son cousin, Sacré Bastin, ancien bourgmestre de la ville. Charles Godin l'acquit par la suite ; offert aux Hospices civils (ancêtre du CPAS), ceux-ci le confièrent au Musée communal.

 

 

 

 


 
Le vélo de type Michaux

En 1861, Pierre Michaux (Bar-le-Duc, 1813-Bicêtre, 1883) et son frère Ernest (Bar-le-Duc, 1842-idem, 1882) fixent des pédales à la roue avant d’une draisienne, créant ainsi le bicycle à entraînement direct. Le modèle photographié présente des rayons en bois et un système de frein à patin, actionné par un câble (aujourd’hui disparu) relié au guidon. En référence à ses inventeurs, ce vélocipède est également appelé « michaudine ».

 

 

Ancienne boîte d’écolier

Ce cartable en bois, ancêtre de la mallette actuelle, date, comme le précise une inscription sur le couvercle, de 1794. Sous ce millésime, trois lettres correspondent sans doute aux initiales du propriétaire de la boîte, le tout étant inscrit dans un motif floral. Deux encoches permettent de faire glisser le couvercle plus facilement.

 

 

 

 

 

 

 


 
Coffret d’homéopathie

Ce coffret, de datation incertaine, contenait à l’origine 80 remèdes homéopathiques, de provenance minérale (Aurum, Antimonium, Plumbum…), animale (Spongia, Apis Mellifica), végétale (Drosera, Ruta, Chamomilla) ou nosodique (Variolin, Psoricum). 54 fioles sont conservées, la plupart encore fermées par un bouchon de liège maintenu grâce à un fin morceau de cuir et une ficelle. La numérotation des capuchons se reporte à la liste des remèdes jointe. Les préparations se sont évaporées, mais des cristaux subsistent dans le fond des ampoules. Don de madame Yvette Vanhalle.

 

 

 

 


 
Le grand Saint-Lundi

Cette statuette en plâtre peint porte la signature « Geedts » sur la base. D’origine louvaniste, Guillaume-Auguste Geedts s’installe à Huy en 1835 et réalise des statuettes, des vases et divers objets en plâtre ou en terre. Trois de ses fils deviennent eux aussi peintres et sculpteurs, même si les pièces les plus remarquables sont dues au père. Au siècle dernier, rares étaient les maisons, les ateliers ou les magasins qui ne possédaient pas l’une ou l’autre œuvre de ces artistes : statuettes de sainte Barbe ou de saint Éloi pour les ateliers, Madones de La Sarte pour les foyers, anges pour les églises, objets décoratifs pour les intérieurs. Ici, les Geedts nous livrent une figuration du Grand Saint-Lundi, représenté sous l’apparence d’un joyeux vigneron en goguette, fêtant le lundi, jour chômé. Notons qu’il était fréquent, chez de nombreux ouvriers, de chômer volontairement le lundi. Si les origines de cette tradition se perdent au Moyen Âge, c’est surtout au début du XIXe siècle, à une époque d’industrialisation balbutiante, que la Saint-Lundi est bien vivante et bien ancrée dans le monde du travail. Ce siècle constituera le moment à la fois de son apogée et de son déclin définitif au sein des classes populaires.

Pipe

Cette pipe, dont le fourneau est taillé dans de l’écume de mer et le tuyau dans de l’ambre jaune, fait partie d’une importante collection d’objets similaires conservée au Musée communal. Elle présente la particularité de mettre une scène en abyme. En effet : un personnage muni d’une lanterne observe par une fenêtre l’intimité d’un couple. Cette deuxième scène ne peut être découverte qu’en faisant pivoter le fourneau. Des marques de dents peuvent être observées à l’extrémité du tuyau, signe d’une usage intensif.

 


 
Bouteille à vin de Huy et hotte de vendangeur

Bouteille à vin de Huy (briolet) de type liégeois à grosse panse (XVIIIe ou XIXe siècle). Soufflée à la canne, elle présente un cul imposant qui permettait à la lie de se déposer plus facilement. Hotte de vendangeur ou de vendangeuse ; fixée au dos par des bretelles de cuir, elle recevait les grappes de raisin cueillies avant que celles-ci ne soient transférées dans des tonneaux disposés sur un char tiré par un cheval.


 
Pince à jupe (dit aussi saute-ruisseau)

Cet objet en argent, datant vraisemblablement de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle, servait à attraper le bas des jupes longues afin de les relever élégamment lorsqu’il fallait danser ou se prémunir contre les flaques d’eau. Le va-et-vient, décoré d’un papillon finement ouvragé, permet de coincer le mécanisme. Il pouvait être suspendu à la ceinture au moyen d’un anneau. Cet objet est visible au Musée communal (salle consacrée au folklore).


 
« Juillet », huile sur toile d’Émile Claus

Né en 1849 à Sint-Eloois-Vijve (aujourd’hui commune de Waregem, Flandre-Occidentale), Émile Claus commence par suivre des cours de dessin à Waregem avant de s’inscrire à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers. Tout d’abord adepte d’un style académique, il s’en écarte ensuite après s’être installé à Astene (commune de Deinze, Flandre-Orientale) en 1886. Sa palette s’éclaircit et il privilégie le travail en plein air. En 1889, il séjourne à Paris et rencontre le peintre Henri Le Sidaner avec lequel il se lie d’amitié ; l’attirance pour l’impressionnisme de Monet devient manifeste. Il peint de nombreux paysages dans lesquels il s’intéresse prioritairement aux effets de lumière, ce qui en fait un des principaux représentants du luminisme, courant apparenté à l’impressionnisme, en Belgique. Il a également, à l’instar du maître de Giverny, réalisé une série de vues de Londres et de la Tamise. Il s’éteint à Astene en 1924.


 
« Oeil postfuturiste »

Le tableau envoyé au musée communal pour l’exposition L'œil et le regard (1er juillet - 19 novembre 2017) fait partie de la série que j’ai commencée en 2014 sous le titre Les Regards des Artistes - Pour vos yeux seulement, un hommage rendu aux nombreux artistes qui ont marqué l’histoire de l’art au cours du XXe siècle. Dans le cas du tableau « Œil postfuturiste », couleurs et lignes s’entrelacent selon la dynamique des peintres futuristes italiens (Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Fortunato Depero) afin de créer une « sensation dynamique/énergique » où le rythme et les lumières vont prédominer. Dans mes tableaux, en particulier dans celui que je présente, domine la couleur bleue parce que je suis d’accord avec la déclaration de Vassily Kandinsky : "Le bleu profond attire l’homme vers l’infini, il éveille en lui le désir de pureté et une soif de surnaturel."

Ancien berceau

Dormant dans les réserves du Musée communal depuis quelques années, ce berceau en marqueterie de buis et de prunier nécessitait une restauration digne de ce nom afin de pouvoir regagner les salles d’exposition permanente. Le travail, remarquablement effectué par messieurs Étienne Scarcez et Dominique de Radiguès (firme Splendeur du Bois, Woluwe-Saint-Lambert), a permis de redonner tout son lustre au berceau. Datant de la fin du XVIIIe siècle, il a vraisemblablement été fabriqué à Huy ou dans sa région. La richesse de sa marqueterie, spécialement sur le chevet formant capote, semble indiquer que son propriétaire jouissait d’une certaine aisance financière. La présence d’éléments métalliques nous permet de penser que ce petit lit a été conçu, à l’origine, comme berceau suspendu à bascule reposant sur un pied porte-berceau fixe. Le piètement en hêtre visible aujourd’hui a, semble-t-il, été placé dans le courant du XIXe siècle.

   
   

 

Les musées

Siège central : rue Vankeerberghen 20
4500 Huy

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