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Espèces invasives

Les espèces invasives sont des espèces introduites par l’homme dans nos milieux qui, à cause de leur manque de prédateurs et leur forte adaptation au milieu, prolifèrent à tel point qu’elles dégradent les écosystèmes, participent au déclin de la biodiversité et génèrent parfois des problèmes de santé publique, le tout avec des conséquences économiques importantes pour la société.

La liste des plantes invasives belges compte aujourd’hui plus d’une soixantaine d’espèces terrestres et aquatiques. Plus d’informations: http://ias.biodiversity.be

En Wallonie, depuis plusieurs années, la Région dénonce plus particulièrement la prolifération de trois plantes invasives qui causent préjudice à la flore locale indigène.

Berce de Caucase

La berce du Caucase est une espèce d'origine ornementale qui a été plantée pour ses vertus esthétiques et mellifères. Elle se disperse dans l'environnement et envahit les bords de route, les berges de rivière, les lisières forestières et les prairies gérées de manière extensive depuis une vingtaine d'année.

Cette plante ne fleurit qu'après 3 ou 4 ans. Tout comme la carotte, la berce du Caucase stocke ses réserves nutritives dans sa racine durant la mauvaise saison. Celle-ci grossit d'année en année jusqu'à permettre la formation de son immense tige florifère, laquelle est capable de produire plus de 20 000 graines. Elle meurt durant l'hiver qui suit la floraison.

Les graines sont principalement disséminées par le vent sur quelques mètres aux alentours de la plante.

Lorsque celles-ci poussent en bordure de rivière, les graines peuvent être emportées par les flots et dispersées sur des distances très importantes.

La Berce de Caucase produit de grandes fleurs blanches disposées en rayons (ombelles). La taille impressionnante de la plante (de 2 à 4 mètres de haut pour les individus en fleurs) et des fleurs (ombelle principale dotée de plus de 50 rayons) permettent de l'identifier à coup sûr. Ses feuilles profondément dentées et les taches pourpres sur la tige sont également très caractéristiques.

Attention : la Berce du Caucase peut occasionner de graves brûlures lors d'un contact avec une peau au soleil. Manipulez-la couvert.

Plus d’infos: Berce du Caucase

Balsamine de l'Himalaya

La Balsamine de l'Himalaya est une plante annuelle très dynamique qui produit de petites graines bien adaptées à la dispersion par l'eau. Elle envahit principalement les berges des cours d'eau. C’est une grande plante glabre pouvant atteindre deux mètres de haut, ce qui fait d'elle la plus grande annuelle d'Europe. Ses feuilles nettement dentées sont opposées ou verticillées. Les fleurs sont roses, parfois presque blanches, rouges ou pourpres en grappes lâches, odorantes, à éperon court.

Les graines sont contenues dans des capsules allongées qui éclatent à maturité par détente de la tige capsulaire, projetant violemment les graines jusqu'à cinq mètres.

Plus d’infos: Balsamine de l'Himalaya

Renouée du Japon

Originaire d'Asie, la renouée du Japon a été introduite à des fins ornementales au 19e siècle. Cette vivace à croissance rapide atteint 2 à 3 m de hauteur pendant l'été. Ses tiges creuses et noueuses sont semblables à celles du bambou, d'où les appellations de bambou japonais ou de bambou mexicain.

À la fin de la saison, elle produit des grappes de petites fleurs blanc crème. La renouée du Japon possède des rhizomes (racines) qui peuvent s'enfoncer à plus de 2 m de profondeur et s'étendre latéralement sur 7 m! Ces tiges souterraines libèrent des toxines qui empêchent l'établissement d'autres végétaux.

Les fragments de rhizome peuvent demeurer en dormance dans le sol pendant 10 ans.

Plus d’infos: Renouées asiatiques

Que faire en tant que particulier ?

Par de simples gestes, chaque citoyen peut réduire les risques d’introduction des plantes invasives :

  • Éviter de planter ces plantes ;
  • Se renseigner sur la meilleure manière de gérer une partie envahie sur sa parcelle de jardin ;
  • Ne pas jeter les déchets verts contenant des plantes invasives dans la nature ou dans les rivières et ne pas les composter: elles peuvent se régénérer et repousser. Vous pouvez les déposer dans les recyparcs en spécifiant qu’il s’agit de plantes invasives. Ces déchets verts seront orientés vers la filière d’incinération pour éviter tout risque de propagation.

A coté des plantes invasives, il existe des animaux, également introduits dans nos milieux par l’homme, devenus invasifs pour les mêmes raisons que les plantes. On peut citer, entres autres, le frelon et la coccinelle asiatique, la grenouille taureau,...

Plus d’infos: http://biodiversite.wallonie.be/fr/invasives.html?IDC=809