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Université du Temps Disponible
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Regards sur l’Antiquité

2019

Cours de Catherine Courtois

Nous consacrerons les trois premiers cours de cette année à l'étude du théâtre antique, de sa littérature et de son architecture.

Le théâtre antique ne peut être dissocié du culte de Dionysos qui, par ses origines, en est le protecteur. La littérature théâtrale grecque, dont la conception remonte au 6e s. av. J.-C., connut une évolution qui engendra une modification dans la mise en scène et dans le bâtiment même. Cette évolution aboutit, à l’époque romaine, au « show », exigeant en décors mais pauvre en littérature. En parcourant le monde méditerranéen, nous verrons les différents aspects de cette évolution ainsi que la place de l'acteur.

Mythe et culte de Dionysos
Toute l’Antiquité a célébré Dionysos comme dispensateur de vin, dieu gai de la vigne qui délivre de toute affliction et de tout souci. Toutefois, aucun dieu n’est autant déchiré par la contradiction. Il est le dieu nourricier, le dispensateur du vin qui délivre de toute affliction et de tout souci, le libérateur et le salutaire mais, s’il est de tous les dieux le plus plaisant, il est en même temps le plus redoutable. Culte terrible et grave, sévère et rigoureux, il se répandit néanmoins dans tout le monde grec mais, peu à peu, les mystères de Dionysos perdirent leur gravité d’origine pour devenir vite un prétexte à la débauche.

Littérature et architecture théâtrales grecques
Née du dithyrambe (chant en l'honneur de Dionysos), la littérature théâtrale grecque s'épanouit avec les grands classiques (Eschyle, Sophocle, Euripide) mais on constate que le théâtre (bâtiment) est sobre : des gradins, une orchestra importante et une scène très réduite. Avec l'évolution de la littérature (disparition progressive du choeur), les acteurs jouent sur une estrade élevée (proskénion) mais peu décorée. Cette architecture se retrouve dans tous les théâtres du monde grec.

Littérature et architecture théâtrales romaines
Le théâtre (jeu) tint une place importante dans la vie des Romains car ces derniers allaient au théâtre dix fois plus que les Athéniens. Sans doute pour compenser la pauvreté de la littérature, le théâtre (bâtiment) se présente comme un édifice magnifique, décoré de colonnes, de statues, de marbres... bien éloigné de son ancêtre grec. La place de l'acteur dans la société a également évolué : certains, reconnus comme de véritables stars, sont adulés par la foule mais en même temps marqués d'infamie.
Catherine Courtois, docteure en archéologie et histoire de l’art, elle a enseigné aux Facultés universitaires de Namur, aux Universités de Naplouse et de Bethléem. Membre de l’Association des Conférenciers Francophones de Belgique et membre de l’Union Belge des Journalistes et Ecrivains du Tourisme (UBJET).

FRAIS DE PARTICIPATION AU COURS : 45 euros pour l'année académique 

Dates des cours : les vendredis à 10h

  • 11 octobre
  • 29 novembre
  • 20 décembre

Cours de Catherine Courtois

Naissance et apogée de l’Acropole d’Athènes

A l’époque mycénienne, le Rocher Sacré était le centre d’un puissant petit état, doté d’un imposant rempart et probablement pourvu d’un palais. Plus tard, on érigea à son sommet les plus sacrés des édifices de la ville et, au 6e s., au temps de la tyrannie de Pisistrate, l’Acropole redevint pour un court moment un centre politique. Lors de l’invasion des Perses en 480, les ennemis saccagèrent les édifices sacrés et les riches offrandes votives laissant pendant près de 30 ans un champ de ruines. Périclès décida en 454 av. J.-C. de faire de ce lieu sacré un centre panhellénique décoré de somptueux bâtiments.
Nous verrons que l’Acropole que l’on visite toujours avec admiration a une histoire particulièrement intéressante avant même les travaux de Périclès. Cette histoire est peu connue, les descriptions se consacrant toujours aux chefs-d’œuvre conservés aujourd’hui.

Etonnantes Cyclades. 

Histoire et archéologie des îles égéennes
 
Les Cyclades, chapelet d’îles de la mer Egée, doivent leur nom à la forme circulaire de l’archipel (en grec : kyklos) autour de l’île sacrée d’Apollon (Délos), la plus importante pendant l’Antiquité. Les richesses en matières premières de ces îles (obsidienne, marbre, émeri, cuivre, or, plomb, argent) en ont fait dès la fin du 4e millénaire, un pôle d’attraction que ne démentent certes pas les fameuses idoles cycladiques précurseurs, dans un certain sens, de l’art moderne.
Mais les Cyclades sont aussi et surtout un lieu de passage d’un continent à l’autre et leur histoire dans l’Antiquité atteste de ces échanges tant commerciaux qu’artistiques. C'est là, par exemple, que naîtra la grande statuaire en marbre avec ses fameux kouroi. Nous nous promènerons dans ces îles ensoleillées, à Amorgos, Milos, Paros, Naxos... A travers leur histoire, nous découvrirons des hommes de grande valeur, des architectes et sculpteurs audacieux et même quelques poètes peu connus.

Promenade dans l’île de Délos

La renommée de Délos était si grande dans le monde antique que même les Perses, arrivés en conquérants, l’ont épargnée. Habitée dès le 3e mill. av. J.-C. en raison de sa position intéressante pour les navigateurs, elle connut un développement majeur dès l’époque mycénienne : une divinité féminine y était vénérée et à laquelle Artémis succéda aux temps historiques. C’est sur cette île que naquit cette déesse ainsi que son frère jumeau Apollon. Le sanctuaire de Délos se remplit d’offrandes dès la fin du 7e s. av. J.-C. et, après les guerres médiques, devint le centre de la Ligue athénienne. Ile sur laquelle il était interdit de naître et de mourir, Délos devint très rapidement le pôle d’attraction des principales autorités du monde grec qui, se faisant concurrence, érigèrent de splendides monuments en l’honneur d’Apollon.
 
Dates des cours : les vendredis à 10h

  • 26 avril
  • 31 mai
  • 14 juin

Cours de Catherine Courtois

Les cultures de l’Antiquité continuent de nourrir la pensée, la création artistique, la vie politique et sociale. Il est bien connu que l’approche des mondes antiques, de leur littérature, de leur philosophie exerce l’esprit critique, favorise la perception des permanences et des évolutions. 

La Crète des origines à la fin de l’Age du Bronze 

L’installation d’humains sur l’île est attestée au Néolithique, comme en témoignent  la découverte d’outils en os et en corne Ils auraient appartenu à des hommes de la période interglaciaire, mais aucune preuve de leur ancienneté n’est pour l’instant assez convaincante. Cependant, il semble bien que l’idée d’une occupation depuis le Paléolithique se renforce, d’autant que lors de la dernière période glaciaire, le niveau de la Méditerranée devait se trouver près de cent mètres en dessous du niveau actuel et qu’il aurait été relativement aisé d’atteindre l'île en pirogue depuis le Péloponèse.

Aspects méconnus de la Crète : le 1er millénaire avant J.-C.

Le site de Cnossos fut occupé très tôt, et les fouilles ont révélé pas moins de dix niveaux, chacun d’eux  représentant approximativement 300 ans et construit par-dessus le précédent. Les relations de la Crète avec le reste de la mer Égée se développent. Architecture et habitat prennent forme, céramique et autres objets mobiliers apparaissent,  économie et société se mettent en place.

Naissance et apogée de l’Acropole d’Athènes

A l’époque mycénienne, le Rocher Sacré était le centre d’un puissant petit Etat, doté d’un imposant rempart et probablement pourvu d’un palais. Plus tard, on érigea à son sommet les plus sacrés des édifices de la ville et, au 6e s., l’Acropole redevint pour un court moment un centre politique pourvu des premières propylées. 
Lors de l’invasion des Perses en 480, les ennemis saccagèrent les édifices sacrés et les riches offrandes votives. Durant près de 30 ans, l’Acropole resta un champ de ruines. Périclès décida en 447 av. J.-C. de faire de ce lieu sacré un centre panhellénique décoré de somptueux bâtiments.
 
Dates des cours : les vendredis à 10h

  • 18 janvier
  • 22 février
  • 29 mars

2018

Nous consacrerons cette année académique à l’étude de divers aspects du monde grec.

Santorin (Théra) : une île, un volcan, une histoire 

Appelée Kallistè (« La Plus Belle ») ou Strongylè (« La Ronde »), et désignée depuis le Moyen Age comme Santorin (Santa Irini), Théra est le produit d’une tragédie cosmique du 17e s. av. J.-C. : une fulgurante explosion volcanique disloqua totalement l’île à tel point que certains historiens l'ont soupçonnée de constituer la fameuse Atlantide de Platon. Heureusement, les fouilles archéologiques ont remis en lumière le site d’Akrotiri, totalement recouvert de cendres et qui atteste une vie sociale, culturelle et économique comparable à celle des palais minoens contemporains. L’île connut une nouvelle prospérité à l’époque archaïque mais surtout au 7e s. av. J.-C. lorsque des colons théréens colonisèrent la Cyrénaïque. Plus tard, avec les Ptolémées, elle devint une base militaire pour leurs opérations en mer Egée. Outre ses paysages d’une incroyable beauté, Santorin offre au voyageur de très belles découvertes d’un passé riche et étonnant sous de nombreux aspects. 

L’oracle de Delphes. Un mystère dévoilé ? 

La célébrité de l’oracle delphique est due en grande partie au rôle politique et religieux considérable qu’il joua pendant près d’un millénaire. Toutefois, si l’on connaît le déroulement d’une séance oraculaire, en connaît-on le fonctionnement exact ? Malgré le fait que de nombreux textes antiques parlent de l’oracle, il reste encore de nombreuses questions sans réponse. Après avoir abordé la légende qui fit d’Apollon (pourquoi Apollon ?) le dieu oraculaire de Delphes (pourquoi Delphes?) après la déesse Gè, nous en verrons les relations avec l’archéologie et nous suivrons le déroulement d’une consultation. L’importance de ce sanctuaire en fit d’ailleurs, au 6e s. av. J.-C., l’un des quatre centres panhelléniques du monde grec, caractérisé par des concours équivalents aux fameux concours olympiques et qui, comme eux, se déroulaient tous les quatre ans. 

Une semaine à Olympie : naissance et déroulement des Jeux Olympiques 

Les grandes fêtes religieuses naquirent en Grèce de la conscience qu’avaient les Grecs de leur unité. Des concours athlétiques et équestres furent intégrés à ces fêtes. Il y avait deux catégories de jeux publics : ceux où l’on gagnait un prix en argent – ils pouvaient être instaurés par n’importe quelle cité qui en avait les moyens - et ceux qui étaient avant tout religieux, où les vainqueurs gagnaient uniquement des couronnes faites de branches de certains arbres. A cette dernière catégorie appartiennent entre autres les célèbres Jeux Olympiques connus dès 776 av. J.-C. et tellement importants que nombre de légendes en racontent la naissance. Ces concours étaient fort estimés. La compétition y était ardue et les récompenses données ensuite aux vainqueurs, par leurs cités reconnaissantes, étaient considérables. Les juges et les arbitres étaient parfois traités avec aussi peu de respect que 
leurs homologues modernes. La plupart des fêtes devinrent aussi l’occasion de grandes foires où orateurs et poètes pouvaient se rendre célèbres en récitant leurs œuvres.
 
Catherine Courtois , docteure en archéologie et histoire de l’art, elle a enseigné aux Facultés universitaires de Namur, aux Universités de Naplouse et de Bethléem. Membre de l’Association des Conférenciers Francophones de Belgique et membre de l’Union Belge des Journalistes et Ecrivains du Tourisme (UBJET)
 

 

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