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Université du Temps Disponible
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Histoire de la principauté de Liege

2019

Cours de Chantal du Ry

Le 18e siècle.
La maison de Bavière a gouverné la Principauté de Liège pendant plus d'un siècle. Le règne de Maximilien de Bavière a abouti à la ruine définitive de l'organisation démocratique de la Cité. Les sucesseurs de ce prince n'ont pu empêcher la dévastation du territoire consécutive aux guerres de Louis XIV. Après les nombreux malheurs dûs à la Guerre de Succession d'Autriche, Liège entre dans une nouvelle ère.
Le 18e siècle voit naître de nombreux artistes liégeois, peintres, graveurs et musiciens de grande valeur, connaît la diffusion et l'influence des idées nouvelles venues de la France des Lumières et permet l'édition liégeoise de l'Encyclopédie (réalisée par Clément Plomteux qui publie aussi les oeuvres complètes de Voltaire). Le prince-évêque François Charles de Velbrück crée la première loge de Francs-Maçons à Liège en 1775 et fonde la Société littéraire, puis la Société d'Émulation, véritable tribune de propagande des idées philosophiques. Il meurt en 1784. Le prince-évêque de Hoensbroeck, qui lui succède, ne pourra pas empêcher Liège de s'acheminer vers la révolution.

Dates des cours : les samedis à 10h

  • 20 avril
  • 11 mai
  • 15 juin

Cours de Chantal du Ry

Après avoir résumé les trois années de cours déjà consacrées à l'histoire de la Principauté de Liège, nous abordons le 16e siècle. Après le règne d'Ernest de Bavière, la Principauté liégeoise vécut des heures très difficiles sous les autres princes de Bavière. Elève des jésuites, pieux, chaste, grand chasseur, Ferdinand de Bavière eut maille à partir avec ses sujets liégeois quarante ans durant. Pendant dix-huit ans, Liège refusa d'appliquer le nouveau règlement électoral de 1603. Les deux factions rivales des Chiroux et des Grignoux s'opposaient farouchement. Les Chiroux regroupaient les bourgeois importants, les membres du clergé et les nobles ; les Grignoux se recrutaient parmi les artisans, les petits bourgeois et les ouvriers conduits par des avocats et des industriels. Ferdinand de Bavière, confronté à la Guerre de Trente Ans qui enflamma l'Empire à partir de 1618, supportait mal le maître à temps Sébastien La Ruelle, champion de la cause française défendue par Richelieu, malgré la neutralité officielle du pays. Le prince-évêque interdit à la Cité d'envoyer des troupes à l'étranger et de contracter des alliances avec les autres Bonnes Villes. Devant les risques de guerre civile, Les Etats persuadèrent Ferdinand de reconnaître le règlement de 1603 et de laisser sa charge de bourgmestre à Sébastien La Ruelle qu'il voulait mettre au ban de l'Empire. Mais La Ruelle se rendit en France avec une délégation pour écouter Richelieu, qui avait comme objectif, sinon d'annexer la Principauté, plaque tournante stratégique en Europe, d'en faire un « protectorat ». La Ruelle, assassiné en 1617, devint un rapidement un martyr et une figure mythique. Après la signature de la Paix de Tongres en 1640, qui fit céder le prince-évêque sur le maintien des libertés liégeoises, une spirale de violences aboutit à la mort de 200 personnes à la « Saint-Grignoux » de 1646. Bain de sang en 1648-1649. Les événements qui suivirent permirent à Ferdinand d'instaurer un nouveau règlement favorable à son pouvoir. 
Ensuite, le nouveau prince, Maximilien-Henri de Bavière maintint le peuple dans l'obéissance, sans parvenir à le domestiquer.
 
En 1673, le pays de Liège, malgré sa neutralité, fut dévasté à la suite d'une guerre menée
contre la Hollande par l'électeur de Cologne qui espérait la souveraineté intégrale sur Maestricht. La levée d'une capitation provoqua des émeutes dans la ville, au moment même où l'Empereur se rapprochait de Maximilien-Henri, avec qui il conclut une paix séparée (1674). Dégoûté du pouvoir, le prince-évêque se retira à l'abbaye Saint-Pantaléon, à Cologne pour se consacrer aux délices de l'alchimie. La Cité redressa la tête et les métiers reprirent leur place sur l'échiquier politique. Une atmosphère révolutionnaire s'installa alors. Nouvelles violences. Maximilien-Henri rentra triomphalement à Liège, dans une cité abandonnée depuis treize ans. Un nouveau règlement et la politique autoritaire de ce prince-évêque aboutirent au mécontentement général, les Métiers se voyant finalement retirer toute influence politique et devenant de simples corporations. La suite devint un véritable enfer pour la Principauté confrontée à la guerre contre les armées françaises, sous le règne de Louis XIV.

Dates des cours : les samedis à 10h

  • 19 janvier
  • 16 février
  • 16 mars

2018

Cours de Chantal du Ry

Que devint le Pays de Liège sous le gouvernement de la Maison de Bavière ? Le 17e siècle fut une longue période de conflits sociaux, aboutissant à la fin de la démocratie.
 
Si Ernest de Bavière fut un prince courtois et charitable, sachant éveiller les sympathies, il ne put empêcher l'agitation populaire de croître. Impressionné par quelques émeutes, il concéda un régime électoral connu sous le nom de « Règlement de 1603 ».
 
Son successeur, Ferdinand de Bavière, qui était son neveu, ne comprit guère ses sujets liégeois, n'ayant résidé que six mois à Liège au cours des 23 premières années de son règne. Il crut éteindre en eux le goût de la liberté. Deux partis se formèrent sous son règne : d'une part, les partisans du prince, appelés « Chiroux », mot représentant les hirondelles en dialecte local, ainsi nommés par le peuple à cause des compagnies militaires habillées de noir et portant des bas blancs ; d'autre part, les Grignoux, c'est-à-dire les grognons, qui regroupaient les masses populaires, les bourgeois secrètement protestants, ainsi que les politiciens et les avocats hostiles au fanatisme religieux. Le conflit des Chiroux et des Grignoux, déclenché par le retour au règlement électoral de 1424 (Régiment de Heinsberg), prit le caractère d'une véritable guerre civile. Divers épisodes sanglants, dont l'assassinat du bourgmestre Sébastien La Ruelle, marquèrent ce règne peu glorieux.
 
L'anarchie reprit de plus belle sous le règne de Maximilien-Henri de Bavière. Une nouvelle réforme du règlement électoral, en 1684, mit à la botte du prince une grande partie des Trois Etats et des Métiers. C'est cet abus de pouvoir qui allait être dénoncé pendant la révolution liégeoise de 1789.
 
Chantal du Ry, licenciée en philosophie et lettres (philologie classique et histoire). Professeure retraitée, enseigne à l'UTD depuis sa fondation. Ecrivain, auteure de "  Huy, histoire d'une ville médiévale à travers ses légendes et ses monuments" . Conférencière de la Province de Liège.
 
FRAIS DE PARTICIPATION AU COURS : 45 euros pour l'année académique et 5 euros par syllabus.

Dates des cours : les samedis à 10h

  • 20 octobre
  • 17 novembre
  • 15 décembre
UTD

37, Rue Sous-le-château
4500 Huy

085/25 44 59

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