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Historique

L'histoire de Huy est millénaire. Sa réputation, elle l'a basée sur son savoir-faire artisanal d'abord, industriel et commercial ensuite. Fière de son passé et consciente de son présent, elle organise son avenir. 

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Huy figure au nombre des plus anciennes villes du pays. La bourgade primitive, à l'époque romaine certainement, se développe autour du castrum de la rive droite. Selon la légende, dès le tout début du IIe siècle de notre ère, au pied du rocher, saint Materne aurait dédié à la Vierge un sanctuaire, ancêtre de notre collégiale.

Saint Domitien (mort en 558), évêque de Tongres, évangélise la cité mosane dès le VIe siècle et les habitants le choisissent comme premier patron de leur ville.

En 634, dans son testament, Adalgisel-Grimo, aristocrate mérovingien, offre une partie d'une propriété qu'il possède au bord de l'Ourthe à la matricule de l'église de Huy, témoignage de l'existence d'une paroisse à cette époque et d'une organisation à caractère social.

Marché régional et étape de batellerie, Huy offre alors l'image d'une cellule économique très active. L'existence d'un atelier monétaire particulièrement important, le travail du verre et la présence sur les coteaux voisins de vignobles prospères suffisent à attester les développements qu'avait pris, au VIIe siècle, l'agglomération née au confluent de la Meuse, du Hoyoux et de la Mehaigne. Le quartier Batta accueille les premières industries:  fonderies de bronze, tailleurs de corne et d'os, potiers.

Dans la nouvelle géographie administrative que l'empereur germanique Otton Ier met sur pied, Huy devient le siège d'un comté en 943, comté qui n'a cependant qu'une existence éphémère, son dernier titulaire, Ansfrid, s'en dessaisissant au profit de l'église de Liège en 985. Huy suit dès lors les destinées de la principauté de Liège dont elle devient la seconde "Bonne Ville".

La prospérité urbaine, marquée par l'extension des zones d'habitat, donne bientôt aux marchands de la cité une conscience collective de leurs droits. Sur les bords du Hoyoux plus spécialement, nombreux sont les tanneurs, foulons, chaudronniers, menuisiers, etc. Le métier le plus puissant est celui des febvres. La métallurgie hutoise remonte indiscutablement à un passé lointain et, favorisés par le Hoyoux propice à l'établissement de roues hydrauliques, les forges et fourneaux connaissent à Huy, dès le Moyen Âge, un âge d'or sans précédent. Les produits de l'industrie du cuivre, florissante dans la cité hutoise, sont exportés dans toute l'Europe dès le XIe siècle. Deux artistes hutois de renom à cette époque: Renier de Huy et Godefroid de Claire (châsses de saint Mengold et de saint Domitien à la collégiale Notre-Dame de Huy).


Précurseur dans la vie commerciale, Huy l'est également en politique. 

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En 1066, l'évêque Théoduin de Bavière accorde aux Hutois, en échange de la moitié de leurs biens meubles devant servir à financer la reconstruction de l'église Notre-Dame, une charte de franchise, la première du genre en Europe du Nord.

Sur le plan religieux, la première croisade (1096-1099), amène sur nos terres le célèbre prédicateur Pierre l'Ermite, parti haranguer les foules et fondateur, d'après une légende locale, de l'abbaye du Neufmoustier, tandis qu'en "Clair-Lieu" est créé par le chanoine de la cathédrale Saint-Lambert de Liège Théodore de Celles le couvent qui deviendra la maison mère de l'ordre des Croisiers (1211).

La draperie constitue un des moteurs économiques des XIIIe et XIVe siècles.

Le château devient une puissante forteresse, servant de retraite aux princes-évêques de Liège en conflit avec leurs sujets. Il est considérablement agrandi, aménagé, pourvu de tours et de murailles supplémentaires, mais aussi embelli et enrichi de diverses salles.

Mais la brillante destinée que connut Huy jusqu'alors se ternit peu à peu; elle devient la victime de sa position stratégique. La forteresse doit subir de nombreux sièges et incendies, pillages, massacres et épidémies ravagent à de multiples reprises la belle cité mosane, ce qui provoque l'exode d'un nombre important d'artisans. Huit cents maisons sont ainsi incendiées lors du siège de 1689.

La culture de la vigne, jadis si prospère, périclite suite à ces invasions et les vignerons hutois ne sont malheureusement plus légion de nos jours.

En 1715, le traité de la Barrière ordonne la destruction du "Tchestia" et des remparts de la ville; les Hutois s'emploient à démonter leur château pierre par pierre à partir de 1717. Durant un siècle, le rocher demeure vierge de toute construction.

Ce n'est qu'en avril 1818 qu'est posée la première pierre du Fort actuel, que les Allemands transformeront en camp de détention de mai 1940 à septembre 1944.

Au XIXe siècle, l'essor de la papeterie et de la métallurgie permet à plusieurs familles hutoises de s'enrichir considérablement (les Delloye, les Godin, etc.); la cité mosane est ainsi qualifiée de "ville des millionnaires".


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Le XIXe siècle est également celui de Joseph Lebeau, né à Huy en 1794 et y décédé en 1865. Docteur en droit, avocat général à Liège, il devient, en 1830, député au Congrès national avant de se voir nommer ministre des Affaires étrangères; il mène alors les négociations qui vont permettre au prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha de monter sur le trône du Royaume de Belgique sous le nom de Léopold Ier.  

Si la crise actuelle n'épargne pas la ville de Huy et ses anciennes industries, la production de pièces en étain reste un des fleurons de l'artisanat local qui s'exporte sur le plan international.

Mais Huy a su s'adapter et le tourisme est devenu un des points forts de la cité. Monuments historiques, sites naturels d'une grande beauté, édifices religieux et civils, musées, attendent les visiteurs, nombreux à se presser aux portes de la ville.