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HISTOIRE


L'histoire de Huy est millénaire. Sa réputation, elle l'a basée sur son savoir-faire artisanal d'abord, industriel et commercial ensuite.

Fière de son passé et consciente de son présent, elle organise son avenir.

Huy figure au nombre des plus anciennes villes du pays.

La bourgade primitive, à l'époque romaine certainement, se développa autour du " Castrum " de la rive droite. Dès le IIe siècle, au pied du rocher, Saint Materne aurait dédié à la Vierge un sanctuaire, ancêtre de notre Collégiale.

Avant l'an mil, l'histoire de Huy est assez peu connue. Seuls quelques documents jettent un peu de lumière sur cette période demeurée obscure de la vie de notre cité.

Mention en est faite, pour la première fois, en 636 dans un testament.

Saint Domitien, évêque de Tongres, évangélisa la cité mosane dès le VIe siècle et les Hutois le choisirent comme premier patron de leur ville. Cet effort de conversion fit surgir deux églises : une dédiée à Notre-Dame en 634 et une à Saint Côme.

Marché régional et étape de battellerie, Huy offre l'image d'une cellule économique de taille réduite, mais très active, qui caractérise l'époque mérovingienne. L'existence d'un atelier monétaire très productif et la présence sur les coteaux voisins de vignobles prospères suffisent à attester les développements qu'avait pris, au VIIe siècle, l'agglomération née au confluent de la Meuse et du Hoyoux. La quartier Batta accueille alors les premières industries : fonderies de bronze, tailleurs de corne, d'os et potiers.

Dans la nouvelle géographie administrative que l'empereur germanique Otton Ier met sur pied, Huy devient le siège d'un comté en 941, qui n'eut cependant qu'une existence éphémère, son dernier titulaire, Ansfried, s'en dessaisissant au profit de l'église de Liège en 985. Huy suivit dès lors les destinées de la Principauté de Liège, dont elle devint la seconde " bonne ville ".

Le climat commercial décelé deux siècles plus tôt alla en s'amplifiant. La prospérité urbaine, marquée par l'extension des zones d'habitat, donna bientôt aux marchands de la cité une conscience collective de leurs droits. Sur les bords du Hoyoux plus particulièrement, nombreux étaient les tanneurs, foulons, chaudronniers, menuisiers… Le métier le plus puissant fut celui des fèbvres. La métallurgie hutoise remonte indiscutablement fort loin dans le passé et, favorisés par le Hoyoux propice à l'établissement de roues hydrauliques, les forges et fourneaux connurent à Huy, dès le Moyen Age, un âge d'or sans précédent. La batterie de cuivre, industrie florissante dans la cité hutoise, fut exportée dans toute l'Europe dès le XIe siècle. Citons d'illustres artistes : Renier de Huy (fonts baptismaux Saint Barthélemy à Liège) et Godefroid de Claire (châsses de Saint Mengold et Saint Domitien à la collégiale de Huy).

Précurseur dans la vie commerciale, Huy le fut également en politique.

En 1066, l'évêque Théoduin de Bavière, en échange de la moitié de leurs biens meubles pour financer la reconstruction de la collégiale Notre-Dame, accorda aux hutois une charte de libertés, première du genre en Europe occidentale.

Sur le plan religieux, la première croisade (1096-1099) amène sur nos terres le célèbre prédicateur Pierre l'Ermite, parti haranguer les foules et fondateur, d'après la légende, de l'abbaye du Neufmoustier, tandis qu'en " Clair Lieu " se crée le couvent qui deviendra la maison-mère de l'ordre des Croisiers.

La draperie constitue le moteur économique des XIIIe et XIVe siècles. La découverte de monnaies hutoises en Russie et en Scandinavie témoigne de l'importante commerciale de la ville de Huy à cette époque.

Le château devient une puissante forteresse, servant de retraite aux princes liégeois en conflit avec leurs sujets. Il fut considérablement agrandi, aménagé, bardé de tours et de murailles supplémentaires, mais aussi embelli et enrichi de diverses salles.

Huy devint alors une ville de plaisirs et vit se déployer dans toutes leurs splendeurs le faste et l'opulence de la cour de Bourgogne. C'est de ce XVe siècle que date également le choix symbolique du château comme emblème de la ville.

Mais la brillante destinée que connut Huy jusqu'alors se ternit peu à peu : Huy devient victime de sa position stratégique. La forteresse dut subir de nombreux sièges (douze en trente ans) et incendies, pillages, massacres et épidémies ravagèrent à de nombreuses reprises la belle cité mosane.

La culture de la vigne, jadis si prospère (500.000 litres de Briolet par an), périclite suite à ces multiples invasions et les vignerons hutois ne sont malheureusement plus légion de nos jours.

En 1715, le Traité de la Barrière ordonne la destruction du Tchestia, fleuron de l'architecture militaire européenne. Mais heureux d'être débarrassés de la cause de tous leurs malheurs, les Hutois s'employèrent à démonter leur château pierre par pierre. Durant un siècle, le piton rocheux demeura vierge de toute construction.

Ce n'est que le 6 avril 1818 qu'est posée la première pierre du fort actuel, qui ne servit jamais de position d'attaque, mais connut les souffrances de nombreux militaires pendant les deux premiers conflits mondiaux de ce XXe siècle.

Huy peut enfin respirer et c'est encore l'essor des activités comme la papeterie, l'orfèvrerie et plus tard l'industrialisation, qui permit, au XIXe siècle, à plusieurs familles hutoises de connaître la fortune (citons les Delloye, les Godin), surnommant d'ailleurs Huy " La Ville aux Millionnaires ".

Au pays nouveau qui naquit en 1830, la Ville de Huy offrit un des siens en la personne de Joseph Lebeau.

Si la crise actuelle n'épargne pas la ville de Huy et ses anciennes industries, la production de pièces en étain reste un des fleurons de l'artisanat local et s'exporte internationalement.

Mais Huy a su s'adapter et le tourisme est devenu un des points forts de la cité. Monuments historiques, sites naturels d'une rare beauté, édifices religieux et architecture civile attendent les visiteurs, nombreux à se presser aux portes de Huy.

 

 


L'éperon rocheux formé par les vallées de la Meuse et du Hoyoux constitua très tôt un endroit stratégique de défense et de surveillance et les découvertes archéologiques de colonisation romaine sur les deux rives attestent de la présence d'un fortin à cet endroit dès cette époque.

Au VIIe siècle, un atelier monétaire frappe les pièces de la devise " choe castro ", témoignant également de la présence d'un château à Huy.

La première mention incontestée du château est celle d'un acte de vente de 890 ; en 943, il est devenu le centre d'un vaste comté comprenant la plus grande partie du Condroz et de nombreux villages hesbignons. Le comté de Huy ne connut qu'une durée éphémère, le Comte Ansfried de Huy cédant déjà en 985 sa ville et son château au prince-évêque de Liège.

A dater de ce moment, l'histoire de Huy et de sa forteresse se confondent avec celle de la principauté liégeoise.

Au fil des siècles, le Tchestia subit de nombreux et divers agrandissements et aménagements. On retiendra, au XIIIe siècle, la construction d'une salle de Flandre et l'érection d'une salle ronde.

En 1328, le prince-évêque Adolphe de la Marck, en conflit avec ses sujets liégeois, vient s'y réfugier et Jean de Bavière l'imite en 1408. Charles le Téméraire gratifia le château d'un complète restauration lorsqu'il s'y installa en 1472, mais c'est à Erard de la Marck que nous devons les principaux embellissements, dont l'impressionnant puits de 90 m de profondeur au bord duquel on peut toujours se pencher aujourd'hui.

Verrou occidental de la politique stratégique et militaire de la principauté de Liège, la forteresse hutoise devint l'enjeu durant toute l'époque moderne des guerres que se livrèrent les puissances étrangères dans notre région.

En 1595, c'est le gouverneur de Bréda, Héraugière, qui s'en empare, avant que le comte de la Motte ne l'en déloge et restitue le bien aux Hutois.

La période des guerres de Louis XIV sonnera le glas de cet édifice que les Hutois considéraient non sans raison comme une des merveilles de leur ville. Outre une nouvelle tentative d'invasion hollandaise en 1602 qui donnait le ton pour la centaine d'années à venir, la Ville de Huy et son château eurent à subir dans le dernier quart du grand siècle une bonne douzaine de sièges, tombant tour à tour dans les mains des armées du roi de France ou dans celles de la coalition qui lui faisait face.

Cette lassitude et cette frayeur à l'égard des événements amenèrent tout logiquement les habitants de la cité mosane à souhaiter vivement la destruction complète de ce trésor d'architecture, auquel pourtant ils tenaient tant. Ce fut chose faite avec le Traité de la Barrière en 1715, qui ordonnait le démantèlement des places fortes, dont celle de Huy, pour mettre fin à la guerre de succession d'Espagne. Aujourd'hui, le souvenir de ce vénérable château est rappelé aux visiteurs par une monumentale maquette reconstituant le site au XVIIe siècle, ainsi qu'au moyen de nombreuses gravures anciennes.

Pendant plus d'un siècle, la colline stratégique de la ville fut laissée à l'abandon. Mais la chute de l'empire français, le traité de Vienne et le rattachement de nos régions aux Pays-Bas rendirent à cet endroit son importance stratégique.

La première pierre de l'ouvrage militaire fut posée le 6 avril 1818 en présence du prince Frédéric des Pays-Bas. L'inscription néerlandaise gravée au-dessus de la porte d'entrée nous apprend que sa conception est due à l'ingénieur Cammerlingh et que les travaux furent exécutés sous la direction du capitaine Ammemaet. L'état hollandais débloqua 1.120.000 florins pour ériger cet édifice tactiquement conçu pour paralyser une attaque éventuelle de nos voisins du sud.

En 1823, c'est un énorme quadrilatère de calcaire, doté de nombreuses meurtrières, de courtines de 17 m de hauteur qui se présente au public. Cette forteresse affrontant la Meuse sur 148 m, la ville et la descente du Condroz sur deux côtés de 107 m était équipée d'une cinquantaine de bouches à feu dont cent canonniers avaient la charge. Jamais, hormis les jours de réjouissance, ces canons ne tonnèrent pour des raisons militaires !

En 1848, la citadelle devint une prison politique et abrita les " Risquons-tout ", ouvriers proclamant la république, alors que la Belgique venait de se choisir une monarchie. Ils y demeurèrent pendant 7 ans.

En 1876, la Ville de Huy acheta le bâtiment pour 30.000 francs, mais le général Brialmont le réintégra au patrimoine national, dans le cadre de la mise en place d'un système défensif sur la Meuse.

En 1914, trop faible pour résisteur à l'ennemi, le Fort de Huy devint un camp de discipline allemand à l'usage de ses propres troupes. Un centre d'hébergement pour prisonniers russes s'installa également en ces murs.

Ouverte au public le 15 juin 1932, la forteresse, grâce au superbe panorama qu'elle offrait, connut sa première destinée touristique sous la houlette de la société " Le Fort de Huy ".

A la mobilisation générale, qui annonçait la seconde guerre mondiale, les Chasseurs Ardennais prirent possession des lieux dans un but défensif, mais, le 10 mai 1940, ils furent contraints de s'effacer devant l'envahisseur. Le Fort de Huy devint un camp de détention pour les prisonniers politiques, principalement belges et français. L'imposante construction devint une prison pour plus de 6.000 patriotes : opposants, politiques, fermiers récalcitrants aux réquisitions, otages, juifs, résistants, réfractaires au travail obligatoire, communistes… qui connurent souffrances et désespoir.

Le 31.12.1946, lorsque le Centre d'Internement de Huy cessa d'être, la forteresse de Huy fut rendue à des activités plus paisibles que sont celles du tourisme et de l'histoire.

En 1973, la Ville acquiert pour le franc symbolique la vénérable citadelle ; le Fort et le site aux alentours furent classés le 01.10.1976.

Petit à petit, des collections se sont constituées et des salles dédiées aux victimes de la guerre permirent aux public d'appréhender les horreurs du conflit.

Puis, le 28 juin 1992, c'est un musée complet qui fit son entrée au Fort de Huy :le Musée
de la Résistance et des Camps de concentration que, dans un souci de rassemblement des forces, l'Association des Jeunes Belges pour le Souvenir des Deux Guerres a installé en ces lieux, au terme d'une convention passée avec la Ville de Huy.
FORT DE HUY
Lieu de mémoire lié à la deuxième guerre mondiale Voir >>
 


La collégiale gothique fut édifiée au XIVe siècle et son implantation mérite l'attention. Le site occupe un carrefour naturel de chemins terrestres et fluviaux, au pied même de la citadelle. C'est en ce lieu favorable qu'une institution ecclésiastique s'installe dès la période mérovingienne. Un lieu de culte dédié à Saint Materne est mentionné dans des écrits de 634. La fondation religieuse s'est maintenue au travers des décennies et, au Xe siècle, c'est un chapitre séculier de quinze membres que s'attache la principauté de Liège. Théoduin de Bavière place Huy sous sa protection et choisit d'en faire son lieu de sépulture. Peut-être est-ce pour cela qu'il décide de doter Huy d'une charte de libertés et de rebâtir une église digne de cette prérogative. L'église romane de Théoduin a laissé d'importants vestiges sous la forme d'une crypte découverte en 1906. Entièrement voûtée, elle abritait les reliques de Saint Domitien et Saint Mengold.

Le 15 mars 1311 est posée la première pierre d'une cathédrale gothique. Cet acte entraîne la démolition de l'édifice roman et le comblement de la crypte. Le chœur est consacré en 1377 ; les voûtes, en tuf du Hoyoux, portent les dates de 1523 (croisée) et 1536 (grand arc de la tour). L'intérieur est réaménagé au XVIIIe siècle, mais peu de choses subsistent aujourd'hui de ces aménagements. Le jubé est installé en 1730 et le carrelage en 1743. En 1760, une première réparation de la tour occidentale est opérée. L'entrée située au nord-ouest de cette tour est obstruée par un vestiaire pour les chanoines. Le portail sud-ouest est, lui, précédé d'un porche. En 1776, la galerie côté Meuse, devenue caduque, est démolie.

A l'ombre du chevet se dresse le Bethléem, ainsi nommé car représentant notamment la nativité et l'adoration des mages. Ses origines demeurent obscures, mais il peut être daté du XIVe siècle. Le portail du Bethléem est formé d'un tympan placé sous une ogive ornée de dais et de statuettes et supportée par des piliers ornés de cul-de-lampes. Le tympan central a été magnifiquement restauré en 1989 par l'IRPA.

Après la révolution française, l'édifice perd son titre de collégiale pour prendre celui de simple église primaire. Sa démolition est évitée de justesse. Mais, le 8 juin 1803, la foudre détruit la flèche, les toitures, les petites tours du chevet et les contreforts de la grande nef. Les voûtes demeurent cependant inébranlables. Entre 1806 et 1809, les toitures sont remises en état ; en 1810, on restaure la polychromie des voûtes et des murs et en 1811, l'escalier de l'entrée nord-ouest est refait.

Voir le site www.eglises-de-liege.be


MUSEE DE LA CHARTE DES LIBERTES

Situé dans l'ancien couvent des Frères Mineurs construit vers 1244, le Musée Communal change d'âme cet été puisqu'il devient le musée de la charte des libertés de 1066. Le 27 août 1066 en effet, le Prince-Evèque de Liège, Théoduin de Bavière, octroyait solennellement à la ville de Huy une charte qui faisait de ses habitants les premiers bourgeois libres de l'Europe occidentale. Cette date constituera le point de départ d'une lutte qui durera des siècles en vue de l'affranchissement de l'homme et de la consécration de droits et de prérogatives que nous considérons aujourd'hui comme tout naturels mais qui ont coûté à nos ancêtres tant de sang, de peine et de labeur. Le texte de la charte rédigé en langue ancienne accompagné de sa traduction et les différents articles qui la composent sont expliqués et illustrés dans une toutenouvelle salle du musée. Les autres salles du Musée de la Charte des Libertés de 1066 sont centrées sur la vie locale et régionale. Etains, orfèvreries, dinanderies, monnaies, faïences y sont présentés tandis que la vie religieuse, la viticulture, le folklore et les peintres hutois sont largement évoqués.
 
SITE INTERNET
www.musee-huy.be
Ouvert le week-end du 1er mai au 4 octobre de 14h a 18h.
En semaine de 14h à 16h et sur Rendez-vous pour les groupes.
Contact : Musée Communal
Rue Vankeeberghen 20
4500 HUY
TEL : 085/232435
Ou l’Office du Tourisme, Quai de Namur, 1 4500 HUY TEL 085/212915

museehuy@skynet.be
La Commission Consultative :
ccm.museehuy@skynet.be
Le Conservateur:
lucengen.musee@skynet.be
Le Conservateur adjoint : Frédéric De Barsy :
fredericdebarsy.musee@skynet.be
Le Secrétariat : Judith Vanhoudt :
judithvanhoudt.musee@skynet.be
 


Le projet Bofor - centre d’interprétation de la terre de Beaufort, a pour but d’offrir, sur la commune de Huy (Belgique), un espace éducatif, ludique et expérimental qui illustre, pour notre région,  l’aventure de l’Homme et de son environnement à travers l’histoire  http://www.centre-b ofor.net/

Situé à Ben-Ahin, au cœur d'une région particulièrement riche en vestiges de toutes les époques, le château de Beaufort fut toujours lié à la famille du même nom. Dès 881, le nom de Beaufort apparaît dans la chronique d'une bataille contre les Normands et Wauthier, sire de Beaufort, est cité en 1044.

Une charte de 1127 des frères Lambert et Arnould de Beaufort fait mention de la construction d'un oratoire sur leur propriété de Benz (Ben).

Ce château de Beaufort doit sa fondation à des ministeriales de l'évêque de Liège qui se rattachent à l'avoué de Huy, Lambertus de Hoio, actif de 1096 à 1114 comme châtelain de Huy. La dénomination de Beaufort apparaît pour la première fois, semble-t-il, dans une charte de 1227 de Thierry de Heinsberg, dans laquelle Arnold de Beaufort figure en tête des " Hommes " du Prince-Evêque de Liège.

La seigneurie de Beaufort et son château constituaient, du point de vie stratégique, une position avancée des défenses du prince-évêque de Liège, face aux terres du comte de Namur.

On comprend mieux, dès lors, le renversement de situation lorsqu'un Beaufort décida de se soustraire à l'allégeance de Liège et de faire hommage de son château au comte de Namur, vers 1271.

Dès ce moment, le château constitua une menace constante pour la ville " liégeoise " de Huy, située à 5 km à peine. Les hostilités ne débutèrent pourtant qu'en avril 1276, par l'épisode appelé pittoresquement " guerre de la Vache ". Les Hutois, sujets de Liège, entreprirent immédiatement le siège de Beaufort, mais sans succès. En 1330, Jen II, comte de Namur, acquit définitivement la terre de Beaufort et la donna à son frère Robert.

Au XVe siècle, des événements politiques scellèrent à tout jamais le sort de la place forte. Le comte de Namur avait vendu de son vivant son état à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Celui-ci, mécontent des travaux défensifs exécutés par des Dinantais, sujets de Liège sur la Meuse, s'en ouvrit au prince-évêque, qui décida de nommer des commissaires chargés de surveiller le tout. Mais les Hutois, de connivence avec les gens de Dinant, perdirent patiente et s'installèrent devant le château de Beaufort. La place tomba en juin 1430 et fut rasée de fond en comble. Elle ne s'en releva jamais, contrairement à ce qui a été dit, et les fouilles archéologiques entreprises par l'Université de Liège vers 1970 ne livrèrent aucun document postérieur au XVe siècle.

Depuis ce moment, la nature a repris ses droits sur les ruines. Avant 1850, le duc de Beaufort-Spontin racheta l'hectare de rochers, de ruines et de taillis sauvages qui avaient été le berceau de sa famille. Ses descendants continuent à le protéger.

Les ruines du château ont été classées par arrêté royal du 3 juillet 1984, suivant de peu le classement de la Vallée de la Solières intervenu le 9 avril 1984.

Une convention signée entre la Ville de Huy et le Duc Friedrich de Beaufort, docteur en médecine nucléaire résidant en Autriche et actuel propriétaire des lieux, rend le site accessible au public pendant tous les mois d'août. La Ville se charge de son entretien et de son amélioration.

 


Déjà citée en 1505 sous le nom " spamiçon ", la Fontaine d'Ahin, source en cascade depuis le Mont Picard jusqu'à la Meuse, a de tout temps constitué une frontière naturelle entre les territoires du Comté de Namur et de la Principauté de Liège. Son tracé figure sur toutes les cartes militaires établies sous Louis XIV pour l'attaque des forts de Huy (voir livre de Jean-Pierre Rorive : " La guerre de siège sous Louis XIV en Europe et à Huy ", Editions Racine, 1998). Elle fait également office de séparation d'usage entre la Ville de Huy et la commune d'Ahin.

Cette source fut " apprivoisée " ultérieurement par recueillement des eaux dans l'égout de la chaussée, car auparavant elle traversait le chemin (élargi sous Napoléon). On peut voir sur des cartes postales anciennes la scène typique des ménagères venant y laver leur linge. A cette époque, on remarque bien les bacs superposés. C'est ce qui est actuellement reconstitué, tout en respectant l'alignement des Ponts et Chaussées (par pose des bacs plus parallèles à la route).

Il convient également de signaler que la fontaine servait d'abreuvoir et de lavoir jusqu'en 1938, date de l'installation de la distribution d'eau alimentaire. Certains riverains l'utilisent toujours.

Notons aussi que lors du bombardement aérien du pont de fer en août 1944, la maison fut touchée et reconstruite. La fontaine subit sans doute le même sort, car elle n'apparaît plus exactement actuellement comme sur les cartes de la belle époque.

Son état, avant restauration, pouvait être qualifié de vétuste et délabré. La tête d'aqueduc en béton avec tuyau de sortie en grès était en mauvais état, l'eau s'écoulant dans un bac de pierre de taille avec évacuation du trop plein vers l'égout voisin.

Le but du réaménagement fut de mettre en valeur cette fontaine en la restaurant et en l'entourant d'un espace public convivial, lieu de rencontre de la population. Huy possède ainsi une entrée de ville digne de ce nom.

 


  "Musée de Tihange. Histoire et Patrimoine".

 

Pascal Bertrand
0032 (0)85 21 66 00
ptitantia@musee-tihange.be

Maurice Guében
0032 (0)85 25 41 98
mtitantia@musee-tihange.be

http://www.musee-tihange.be

Le Musée de la Vie Tihangeoise

Le musée est installé dans le bâtiment de l'ancienne Administration Communale, Rue du Centre 19, non loin de l'église.
Il est actuellement composé de 6 salles représentant la cuisine de nos grands parents, une classe d'école primaire du début du siècle, une fonderie de cloches, des oeuvres d' artistes et d'écrivains du village, ...
On y trouve des outils, des objets, des maquettes, ... relatifs aux thèmes abordés dans chacune des salles.
Le visiteur replonge ainsi dans l'ambiance de la vie d'autrefois.
On notera aussi que des expositions temporaires d'objets rares et/ou curieux ont lieu régulièrement.

Le Défricheur

Quatre fois par an, et ce depuis 13 ans, le Groupe édite un périodique qui porte le nom de "Défricheur". Celui-ci est réalisé à plus de 1000 exemplaires et distribué "toutes boîtes" dans le village.

Il informe les habitants des activités du Groupe et leur soumet des articles ayant pour objet l'histoire -parfois la petite histoire- du village, parle de leur patrimoine, des fêtes d'autrefois, ...

On notera que les 50 premiers numéros du Défricheur ont été réunis dans une farde, avec un index. Cette farde peut être obtenue pour 15 euros.

Livres et brochures

Des recherches effectuées par le groupe ont conduit à la réalisation de livres et de brochures.

Saint Jean l'Agneau, la fabrication des cloches, l'école communale, les châteaux, certains écrivains, ... en ont fait l'objet.
Ci-contre une brochure consacrée à des poésies wallonnes de Louis Renard, et une autre où on retrace l'histoire de l'abbé Paul Firket, grand résistant fusillé par les allemands en 1942.

Le Patrimoine Tihangeois

Histoire de Tihange

L'histoire de Tihange est riche en péripéties. Et au moins une légende y survit: celle de Saint Jean l'Agneau.
Seigneur de Tihange, probablement d'origine gauloise, Jean surnommé l'Agneau à cause de sa vie profondément religieuse, était devenu laboureur. Un jour, un ange lui apparût, annonçant qu'il allait devenir évêque de Tongres.
Devant les doutes de Jean, l'ange transforma le bâton du laboureur en un arbre qui se couvrit de pommes.
Et c'est ainsi que, vers 625, en présence de Dagobert 1er, Jean devint le 25e évêque de Tongres.

Mais il faut lire les notes de Léon Wilmotte pour avoir un aperçu plus complet de l'histoire du village

Les Châteaux

 

Ce village, avec ses champs et ses bois, était propice à la construction de belles demeures à l'écart des villes.

Des habitations anciennes, peu de choses demeurent. Mais l'ancien château de Tihange fut habité par Jean l'Agneau avant sa nomination comme évêque de Tongres.
Et les templiers furent propriétaires d'un Château à Bonne Espérance, château dont seules subsistent quelques pierres sur le site du château actuel.

L'Eglise Ste Marguerite

 

L'église Sainte Marguerite n'a pas de style particulier, car ele a été construite et remaniée à trop d'époques différentes.
Une fenêtre de style ogival, en arc brisé, permettrait de faire remonter la construction du choeur au 13ème siècle.
Mais il est possible qu'un autre bâtiment ait précédé la construction gothique et on peut imaginer qu'au VIIe siècle, à l'époque de St Jean l'Agneau, une chapelle se serait trouvée au centre du village.
Le transept et la tour ont été construits sensiblement à la même époque (XVIe siècle), tandis que la nef est plus récente (XVIIIe siècle).
La décoration intérieure est du XVIIIe siècle et fait preuve d'une belle unité. Elle se rattache au style baroque.