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FORT DE HUY Lieu de mémoire lié à la deuxième guerre mondiale http://www.fortdehuy.huy.be/ 
Au cours de la guerre 1940-1945, l’horreur nazie n’a épargné aucune région de Belgique. Mais certains lieux sont plus porteurs de témoignages que d’autres et il est important de
ne pas les laisser tomber dans l’oubli.
1.Rappel Historique - 2. Guerre 1940-1945, l’horreur nazie - 3. Constitution du Comité national du Fort de Huy 1.Rappel Historique Depuis l’Antiquité, le site du Fort de Huy a occupé une position stratégique des plus intéressantes, qui a largement contribué à la naissance et à l’essor de la Ville de Huy.
Le « Tchestia », est mentionné dès le 9ème siècle  
Le Traité de la Barrière eut pour conséquence la démolition, en 1717, de la forteresse qui dominait la ville.Son histoire contemporaine : La chute de l’empire français, le Traité de Vienne et le rattachement de nos régions aux
Pays-Bas rendirent à cet endroit son importance stratégique. Ce que nous voyons aujourd’hui, est donc un fort hollandais construit entre 1818 et 1823.
La première pierre de l’ouvrage militaire actuel fut posée le 6 avril 1818 L’inscription néerlandaise gravée au-dessus de la porte d’entrée nous apprend que sa
conception est due au Lieutenant-Colonel Ingénieur Cammerlingh et que les travaux furent exécutés sous la direction du Capitaine Ingénieur Amemaet.
En 1823, c’est un énorme quadrilatère en pierres calcaires de Vinalmont, à côtés inégaux, qui se présente au public Cette forteresse affrontant la Meuse sur 148 m, la ville et la descente du Condroz, était
équipée d’une cinquantaine de bouches à feu. Tous les murs extérieurs sont percés de meurtrières; aux quatre coins, sont situés des bastions en saillie, réunis par des courtines d’une hauteur moyenne de 17 m.
Le Fort pouvait abriter 600 hommes logés dans les courtines aménagées en vastes dortoirs et nanties des installations sanitaires nécessaires.
L’approvisionnement en eau était garanti grâce à l’ancien puits que fit creuser Erard de la Marck au 16ème siècle et que le pouvoir hollandais eut soin de conserver et de consolider En 1831, il fut remis aux Belges
En 1848, il devint prison d’état pour recevoir les dix-sept principaux condamnés de
« Risquons-Tout » et leurs complices. Le dernier de ces prisonniers fut libéré en janvier 1855. En 1876,
la Ville de Huy acheta une première fois le bâtiment pour 30.000 Fr. En 1880, il redevint propriété de l’Etat et fut intégré par le Général Brialmont dans le système défensif de la Meuse. En 1914-1918
, il ne joua aucun rôle militaire, mais fut à nouveau utilisé comme prison par les Allemands. L’occupant en fit un camp disciplinaire pour ses propres troupes. En novembre 1918,
un centre d’hébergement pour prisonniers russes s’installa en ces lieux. En 1920, il accueillit l’Ecole régimentaire du 14ème de Ligne ( bataillon 1 de 4 ). En 1932
, il connut sa première destinée touristique sous la houlette de la société « Le Fort de Huy », en raison du panorama qu’il offrait.
En 1937, il fut réoccupé par le Ministère de la Défense nationale et devint lieu de casernement du 6ème Chasseurs Ardennais, jusqu’en mai 1940.
De mai 1940 au 5 septembre 1944, les Allemands transformèrent le Fort en camp de détention : 1240 mineurs français ( département du Nord et du Pas-de-Calais ) - Plus de 6000 patriotes et résistants belges
- Plusieurs prisonniers de nationalités anglaise, tchèque, polonaise, italienne, hongroise, autrichienne, soviétique et même allemande
Si les mineurs français furent arrêtés pour faits de grève, la plupart des autres prisonniers ont été pour faits de résistance ou comme otages en raison d’actes de résistance.
On peut associer à l’histoire du Fort l’opération Sonnewende ( solstice d’été ) qui visait à décapiter toute résistance organisée par l’arrestation des responsables antifascistes divers (
communistes, socialistes, syndicalistes, francs-maçons). Après la guerre, le Fort redevint attraction touristique, en raison du panorama qu’il offre.
Depuis 1957, il est accessible notamment par un téléphérique, le plus long d’Europe, qui relie les deux rives du fleuve.
 Depuis le 28 juin 1992, il accueille le Musée de la résistance et des camps de
concentration, créé par l’association des jeunes pour le souvenir des deux guerres, dans un souci de rassemblement des forces.
  2. Guerre 1940-1945, l’horreur nazie  Lieux de mémoire Les lieux de mémoire liés à la deuxième guerre mondiale Au cours de la guerre 1940-1945, l’horreur nazie n’a épargné aucune région de Belgique.
Mais certains lieux sont plus porteurs de témoignages que d’autres et il est important de ne pas les laisser tomber dans l’oubli.
Huy en a comptabilisé plus de 7.000 détenus de plusieurs nationalités. De mai 1940 au 5 septembre 1944, les Allemands transformèrent le Fort en camp de détention. Le 5 septembre 1944 au matin les Allemands libérèrent les détenus par petits
groupes et à midi, les grilles étaient ouvertes.
Grâce aux nombreux témoignages et aux diverses sources documentaires (registres d'écrou, lettres de détenus, courriers administratifs, listes de prisonniers, documents photographiques, dessins, etc…), nous commençons à
bien connaître les prisonniers du Fort et nous pouvons nous faire une idée assez précise de leurs conditions de détention :
3. Constitution du Comité national du Fort de Huy Renseignements : Monsieur Philippe Draize
philippe.draize@publilink.be
Secrétariat : Madame Bernadette Latinne Grand Place ,1 4500-Huy tél 085.21.78.21 Ext 366En vue de : • La reconnaissance du Fort de Huy comme lieu de mémoire particulièrement centré
sur la résistance • La création d’un Mémorial national du Fort de Huy
Le Fort de Huy s’inscrit naturellement dans un réseau de lieux de mémoire:
Le Fort de Huy, incontestablement lié aux résistances populaires au fascisme et au nazisme, en ce compris l’esprit de résistance qui animait les hommes et les femmes de l’époque, et dont le projet est de les
resituer dans leurs contextes historique et idéologique. La compréhension correcte de cette période de l'histoire est essentielle
pour appréhender le monde actuel car elle constitue l'acte fondateur d'un changement géopolitique majeur avec d'une part tout le système des Nations Unies qui s'est mis en place à la fin du conflit et d'autre part
l'Union Européenne qui n'aurait sans doutejamais vu le jour autrement.
Présentation du projet global Présentation au Sénat de BelgiqueLe projet se décline en trois aspects distincts et complémentaires :
• L’amélioration de l’accès • La rénovation du bâtiment • La création d’un espace muséal
• Le musée définitif s’inscrira dans le développement du mémorial national. • Le 26 mars 2007, le Conseil communal de la Ville de Huy a approuvé le cahier des
charges relatif au choix d’un prestataire de services pour la création et l’aménagement d’un espace muséal temporaire au Fort de Huy :
Le projet vise donc à concilier utilement les deux aspects importants d’un centre muséal dans sa conception actuelle, qui sont :
d’une part la conservation des documents et des témoignages par une
utilisation judicieuse des lieux en vue de leur présentation (obstacle majeur : la température et l’hygrométrie) et d’autre part leur exploitation par le recours à des
animations et des techniques d’enseignement et d’éducation populaire. L’objectif est de donner aux jeunes toutes les clés pour bien comprendre et se faire une
idée précise de cette période de l’histoire dont nous connaissons, aujourd’hui encore, des conséquences concrètes. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de promotion de la culture de la paix qui est une des préoccupations affirmées par l’ UNESCO.
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